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Violences, Identités, Politiques et Sports (VIP&S) - EA n°4636

 

ORGANISATION :

Le laboratoire VIP&S est un laboratoire régional, créé en 2010, de recherches en Sciences Humaines et Sociales regroupant 16 enseignants-chercheurs et 11 doctorants issus des Universités de Bretagne Occidentale, du Maine, de Rennes 1, de Rennes 2 et de l’Ecole Normale Supérieure antenne de Bretagne.

 SECTEUR DE RECHERCHE : Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

 FORMATIONS PROPOSEES :

  • BAC +3 : Licence STAPS, spécialité Activités physiques adaptées à la santé
  • BAC +3 : Licence STAPS, spécialité Education et motricité
  • BAC +5 : Master STAPS, Spécialité, Sciences Sociales et Sport : Administration, Territoires, Intégration (SSSATI). Parcours sport et intégration

 THEMATIQUES DE RECHERCHE :

Les Activités Physiques Sportives et Artistiques (APSA) constituent l’objet de ce laboratoire de recherche. Les publications des enseignants-chercheurs composant le laboratoire montrent que les travaux réalisés jusqu’à présent vont de l’anthropologie des modèles et des codes sociaux (genre, sexe, socialisation, délinquance, discrimination, racisme, réseaux sociaux, échanges culturels, représentations médiatiques, droit, etc.) à l’anthropologie politique, en passant par l’anthropologie des techniques. Deux questions enchâssées préoccupent les membres du laboratoire :

1- Le sport peut-il initier, faciliter et nourrir le lien social ?
2- Dans la positive : de quelle manière ?

DOMAINES D'APPLICATION :

Trois axes structurent l’activité de recherche :

1. Dans le premier axe , le sport est étudié comme lieu de production de violence réelle ou symbolique et des identités individuelles et collectives. L’objectif est de rendre compte des causes du phénomène des violences sportives, non sans avoir, au préalable, répondu à quelques interrogations parmi lesquelles :

• De quelles violences parle-t-on ? • Quelles sont les manifestations de la violence (violence directe, violence indirecte, violence symbolique, violence physique, verbale ou psychologique, violence envers autrui ou envers soi, etc.) ? • Le phénomène concerne-t-il toutes les générations ? Ou bien est-il le reflet de conflits de génération ? • La violence a-t-elle un sexe ? • La violence est-elle un ressort de revendication identitaire ?

2- Dans le second axe le sport est considéré comme moyen – à disposition des politiques, publiques et privées – permettant de créer du lien social et, par extension, de prévenir et de traiter les violences. L’objectif est d’engager une réflexion sur les apports du sport comme pilier de construction/entretien du lien social et, à travers celui-ci, de réfléchir les possibles préventions et traitements – par le sport – des violences. L’idée est double. Il s’agit, d’une part, de réfléchir à construire, en amont de tout problème, des politiques établies et réfléchies en matière sportive qui doivent favoriser le lien social. D’autre part, s’il convient de considérer le sport comme un moyen de remédiation et de prévention privilégié, susceptible de participer au rétablissement du lien social, d’éduquer, d’intégrer ou de prévenir les violences. Il s’agit donc de sortir des allant de soi et de proposer des démarches qui permettront d’établir des critères d’évaluation, en amont et en aval, afin de mettre en oeuvre des politiques et d’en mesurer les conséquences. Là encore, nous ne ferons pas l’économie de la nécessaire définition des mots utilisés. Les questions suivantes y contribuent :

Le sport participe-t-il de la socialisation ? • Les règles édictées par la puissance publique sont-elles productrices de normes ? • Pourquoi convoquer le sport à dessein d’éduquer ? • Le sport permet-il de réduire ou bien au contraire d’augmenter les violences / délinquances ? • Existe-il des sports plus éducatifs que d’autres ? • A quelles conditions le sport éduque-t-il ? Prévient-il les violences ? Permet une réinsertion ? • En quoi et dans quelles conditions objectives, le sport dans les différentes formes qu’il adopte aujourd’hui (APSA, EPS, tourisme sportif, événementiel sportif, etc.) participe-t-il de la construction individuelle et de celle des groupes sociaux ?

3. Dans le troisième axe le sport est observé du point de vue de ses fonctions sociales. Cette perspective est envisagée de façon diachronique. Elle est fondée sur l’analyse du discours des médias sur le sport, sur l’étude de la réception et des fonctions du spectacle sportif, enfin sur une interrogation sur la fonction de l’héroïsme sportif dans la société des XXe et XXIe siècles. Il s’agit, in fine, de travailler sur le sport comme culture de masse et comme culture porteuse de représentations et d’imaginaires collectifs. Parmi les questions qui préoccupent les chercheurs :

Quelle est la nature des rapports entre médias et sports ? Comment se diffusent les cultures sportives de masse ? Quel est le rôle social de cette culture, du spectacle sportif  et des icônes sportives ? Qu’est-ce qu’une émotion sportive collective et quelle est sa fonction ? Les passions sportives contemporaines sont-elles des passions compensatrices ?

PARTENARIATS :

Voir site :

http://www.sites.univ-rennes2.fr/violences-identites-politiques-sports/

Contacts

Laurent BOURQUIN
Vice-Président Recherche

 

Nathalie METAIRIE

Responsable Administrative
Tél : 02 43 83 30 09

 

Magali GARDET

Secrétariat
Tél : 02 43 83 30 19

recherche @ univ-lemans.fr

Yves Auregan, directeur de recherche CNRS au Laboratoire d'Acoustique de l'Université du Maine (LAUM) a reçu une Étoile de l'Europe pour la coordination du projet FlowAirS qui vise à réduire les bruits dans les domaines du transport, du bâtiment et de la génération de puissance.

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