Hélène Rocheteau, artiste associée de Le Mans Université en 2025

Hélène Rocheteau, artiste associée de Le Mans Université en 2025

La voix féminine - le genre du son 

Suite à l'appel à candidature lancé en octobre 2024, le projet « La voix féminine - le genre du son » proposé par l'artiste Hélène Rocheteau à été sélectionné pour être développé en partenariat avec le service culture de janvier 2025 à janvier 2026.

L'objectif est de présenter un dispositif lors de la biennale du son Le Mans Sonore du 17 au 25 janvier 2026.

L'accueil de cette artiste associée est rendu possible grâce au soutien financier du ministère de la culture.

 

Danseuse, comédienne et chorégraphe
Après s’être formée à la danse et au théâtre au SUAPS de l’Université François Rabelais de Tours, elle collabore depuis 2000 en tant que danseuse interprète et performeuse avec de nombreuses compagnies. Elle collabore sur des projets artistiques variés, avec des  musiciens, chorégraphes, vidéastes, metteurs en scène et réalisateurs.
Auteure de plusieurs pièces chorégraphiées, ses projets s'inscrivent de plus en plus dans une approche sociétale qui ouvre à différentes collaborations, qui permettent la rencontre et le lien.
Ses projets sont conçus en forte interaction avec le son et la lumière, dans une recherche perceptive qui est au cœur de son travail. Le travail du rythme et de l’image sont également très présents dans sa recherche. Elle conçoit chaque pièce comme une expérience, rituel pour sonder le corps et creuser ses énigmes. Sa prochaine création, GASLIGHT, est un solo qui explore la perception de la voix féminine. Cette création est en lien avec le projet « La voix féminine – le genre du son » mené sur l’année 2025 dans le cadre du dispositif « artiste associée » à Le Mans Université. Le festival « le Mans sonore » accueillera la création.
Elle propose aussi en lien avec GASLIGHT un projet de création chorégraphique et sonore destiné à un groupe de femmes et à celles qui s’identifient comme telles.
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La sélection du projet

Un comité de sélection, composé de la direction du service culture, d'un représentant de l'association Le Mans Sonore, et d'un représentant de la DRAC s'est réuni le 4 décembre pour étudier les dossiers.

Les critères suivants ont été étudiés:

  • Originalité de la proposition artistique au regard des préoccupations liées à la nécessaire collaboration avec la communauté universitaire ; 
  • Curiosité pour le contexte universitaire ;
  • Apport des interactions avec la recherche/les étudiant.e.s dans le processus de création ;
  • Diversité des interventions proposées en fonction des publics : étudiant.e.s chercheur.es, personnels ;
  • Capacité à faire des propositions sur le campus ;
  • Disponibilité de l'artiste ou du collectif sur les temps universitaires ; 
  • Cohérence du projet avec le budget prévisionnel. 

Le projet

Inspirée par de nombreuses recherches et ouvrages sur le thème de la parole féminine , Hélène Rocheteau veut questionner la perception genrée des voix.

Il y a une grande part de socialement construit dans la voix et elle est en partie influencée par la culture dans laquelle nous vivons. Les voix aiguës sont le plus souvent associées aux femmes et sont plutôt socialement dévalorisées. Elles sont souvent associées à la politesse, à la gentillesse et à l'insécurité. On associe plus aux voix d’hommes des qualités comme l’autorité, l’assurance ou la confiance en soi.

Ce constat fait ainsi émerger de nombreuses questions :

Pourquoi a t’on tant de mal à entendre la voix des femmes ? Ou bien elle gêne, dérange, agace, ou bien elle passe simplement inaperçue.
Pathologique ou inaudible, la voix des femmes qui tentent de se faire entendre est un angle mort du sexisme persistant de notre société : peut-être n’a t’on simplement pas envie d’entendre leurs voix ?
Les voix féminines sont t’elles condamnées à être soit fatales, soit empêchées soit retenues ?
Est-ce qu’on parle, crie, chante « en femme » ?

Hélène va développer, en collaboration avec des étudiant.e.s, enseignant.e.s, chercheur/euse.s et personnels de l’université, un projet artistique en lien avec le recueil de voix et de paroles, et en résonance avec des archives sonores de différentes natures.

Le projet s’articule en 4 volets :
  • un volet consistant en une collecte de matériaux sonores dans le cadre d’interviews et de prises de son informelles sur le campus.
  • un volet ateliers en lien avec Delphine Letort et ses étudiant.e.s dans le cadre du projet ANR FEMME.
  • un volet conception comprenant la mise en place d’une installation sonore en lien avec les travaux de Manuel Melon autour des bulles sonores.
  • un volet création d’une performance artistique en lien avec l’ensemble des travaux conduits pendant l’année 2025 + des performances impromptues sur le campus.