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15 et 16 mai 2020

Journées d'étude : Le livre au Mans et dans le Maine (XVIe – XXe s.)

Lieu : Médiathèque Louis-Aragon

Contact : Aurélien Ruellet

Journées d'étude : Le livre au Mans et dans le Maine (XVIe – XXe s.) - Annulées et reportées

Journées organisées par la Ville du Mans (médiathèque Louis-Aragon) ; Le Mans Université (laboratoire TEMOS) ; la Société d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe ; l’École nationale des chartes (Centre Jean-Mabillon, Paris) ; le Centre d'études supérieures de la Renaissance (université de Tours).

Lorsqu’en 1733 paraît le premier volume de l'Histoire littéraire de la France, sous l’égide de dom Rivet, mauriste de l’abbaye de Saint-Vincent, Le Mans est déjà un foyer ancien de culture, dont atteste l’implantation, dès le Moyen Âge, de nombreuses écoles et communautés religieuses. La fondation d’académies, la constitution de bibliothèques institutionnelles et privées, dont certaines sont réputées dans tout le royaume, et la présence d’évêques mécènes comme les Du Bellay contribuent à l'essor de la vie culturelle locale. À la Renaissance, la capitale du Maine bénéficie du rayonnement des provinces ligériennes, cœur battant du royaume sur les plans politique et culturel : en témoigne le tropisme angevin et manceau du vaste panorama bibliographique que constitue La Croix du Maine. Le Mans n’a pourtant rien d’une capitale de l’édition et se conforme aux « réalités provinciales » décrites par P. Aquilon dans l’Histoire de l’édition française : le premier atelier s’y installe tardivement, au mitan du XVIe siècle, et les gens du livre n’y ont jamais bénéficié de la présence d’une université. De taille modeste (16 000 habitants à la veille de la Révolution), la ville reste davantage associée à l’industrie et au négoce textiles qu’à l’activité éditoriale. Pourtant, la tradition papetière du Maine ou le succès de la dynastie d’imprimeurs Monnoyer, installée au Mans en 1751, montrent que le livre a aussi contribué à la prospérité locale. Sans constituer une cité du livre, Le Mans, comme bien d’autres villes, a donc été transformé par le livre.

Ces deux journées d’études souhaitent interroger ces contradictions et saisir les formes de la culture de l’imprimé dans une ville moyenne des temps modernes. Les travaux de Didier Travier pour le XVIe siècle, ou de Jean-Pierre Épinal pour le XVIIIesiècle ont déjà apporté de nombreuses réponses. Plus récemment, l’exploration de nouvelles sources est venue nourrir de nombreux chantiers, illustrant les voies multiples empruntées par l’histoire du livre. Livres de vente de libraires, inventaires après-décès de marchands-libraires, journaux intimes témoignant des pratiques de lecture de leurs auteurs, catalogues de bibliothèques conventuelles ont été mobilisés pour le XVIIIe siècle. Les siècles antérieurs ont également bénéficié de prospections dans les fonds anciens et les dépôts d'archives de la région : catalogues de bibliothèques privées, ex-libris et livres annotés récemment identifiés dans les collections de la médiathèque du Mans, permettant de reconstituer des bibliothèques humanistes inédites. Ces sources ont favorisé l'éclosion de nouvelles thématiques de recherche. Pour le XVIe siècle, la base prosopographique réalisée à partir de la Bibliotheque françoise de La Croix du Maine a permis de mettre au jour, outre les personnalités les plus célèbres, tels Jacques Peletier du Mans, Robert Garnier ou Nicolas Denisot, une vie littéraire locale aussi foisonnante que méconnue. Pour les XVIIe et XVIIIe siècles, les recherches récentes menées sur l'Académie protestante de Saumur par Thomas Guillemin ont apporté des éclairages inédits sur la composition et les modalités de constitution de la bibliothèque mauriste de Saint-Vincent. Les recherches de Tiphaine-Cécile Foucher sur le livre religieux au Mans (1560-1750) renouvellent, quant à elles, notre connaissance de la production, de la circulation et de la réception des livres dans la cité mancelle.

 

Comité scientifique

  • Christine Bénévent (École nationale des chartes/Centre Jean-Mabillon)
  • Thierry Claerr (ministère de la Culture et Centre Jean-Mabillon)
  • Nadine Ferey (BnF, département de l’Arsenal, et Centre Jean-Mabillon)
  • Rémi Jimenes (Université de Tours / CESR – Programme BVH)
  • Sophie Renaudin (Médiathèque Louis-Aragon du Mans)
  • Aurélien Ruellet (Le Mans Université / TEMOS, CNRS FRE 2015)
  • Toshinori Uetani (CNRS / CESR, Tours – Programme BVH)

 

Médiathèque Louis-Aragon, Le Mans

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