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Communiqué du jeudi 30 avril

Le Mans Université face à la crise Covid-19

Le Mans Université face à la crise Covid-19Communiqué du jeudi 30 avril

Depuis l’annonce de la fermeture des universités aux usagers par le gouvernement, l’ensemble des personnels, chercheurs, enseignants, agents techniques et administratifs de Le Mans Université se mobilise pour assurer la continuité des activités pédagogiques, de recherche, techniques et administratives.

Face au Covid-19 : une université vivante et solidaire

Les membres de la cellule de crise de l’établissement, sous la direction du président de l’université, se réunissent à distance une fois par semaine pour déployer le plan de continuité des activités de l’université, organiser les équipes et informer toute la communauté universitaire.

Les enseignants et enseignants-chercheurs se sont mobilisés pour organiser la généralisation des cours à distance. Leurs initiatives ont pu se déployer grâce à un doublement de la capacité de nos serveurs et l’accompagnement des services administratifs, de la DSI et des ingénieurs pédagogiques du Pôle de Ressources Numériques, en s’appuyant sur la solide expérience en enseignement à distance de l’université du Mans dont près de 10% des étudiants bénéficient de cette modalité pédagogique.

Dans le même temps, les services de l’université se sont attachés à recenser les étudiants en difficulté, notamment via une enquête en ligne adressée aux 12500 étudiants de l’université au Mans et à Laval, et à travailler sur les solutions à leur apporter. Une attention particulière a été portée aux étudiants en difficulté en les soutenant aux niveaux médical, social, psychologique mais également numérique avec distribution de clés 4 G, forfaits internet, prêt de matériels informatiques, aux étudiants internationaux isolés en cité universitaire et ceux en mobilité à l’international.

Un collectif solidaire regroupant étudiants et personnels s’est organisé pour distribuer quotidiennement aux étudiants dans le besoin des repas fournis par la Ville du Mans, des aides financières d’urgence, du matériel informatique, des colis alimentaires en partenariat avec l’épicerie solidaire... Une cagnotte et un appel à bénévoles ont été lancés.

Cette période a été aussi pour les chercheurs, quelle que soit leur spécialité (juristes, biologistes, économistes, sociologues, historiens,...), l’occasion de nous apporter leur regard sur la crise que nous vivons, au prisme de leur domaine d’expertise scientifique, ce qui a donné lieu à de nombreuses contributions publiées sur le site de l’université dont certaines ont été reprises par des médias nationaux.

Nous avons également été très attentifs aux conditions de travail des personnels, notamment techniques et administratifs, car la nouvelle organisation du travail en condition de confinement peut générer des problèmes de toutes sortes, isolement, milieu familial peu propice au télétravail, porosité entre vie privée et vie professionnelle... Dans ce but une enquête à destination des personnels sur leur ressenti du travail en confinement est en cours d’analyse. Cette enquête, outre les connaissance précises des difficultés du travail à distance en période de confinement, va nous permettre également de préparer la reprise des activités en présentiel.

Quel que soit leur niveau de responsabilité, les personnels de l’établissement se sont mobilisés au sein de l’université mais également pour que celle-ci joue pleinement son rôle dans notre territoire en affrontant cette crise dans la solidarité et l’entraide.

Nos laboratoires eux-mêmes y ont contribué. Ainsi, l’Institut des Molécules et Matériaux (IMMM) a fourni à l’hôpital du Mans plus de 250 litres de solution hydro-alcoolique. De même, les laboratoires d’acoustique (LAUM) et d’informatique (LIUM), ainsi que les IUT du Mans et de Laval, ont fabriqué du matériel de protection à destination des centres hospitaliers manceau et lavallois. Les laboratoires de biologie (MMS) et de Géosciences (LPG) ont aussi proposé leurs ressources en équipements et consommables. Si l’épreuve nous force à nous isoler physiquement, elle doit nous réunir en profondeur, sur le long terme et nous ouvrir sur notre territoire dans l’esprit du service public.

Et après ?

De quoi la rentrée sera-t-elle faite ? Les incertitudes restent grandes. Dans l’immédiat, nous préparons le processus de reprise progressive des activités en présentiel, qui commence à partir du 11 mai selon des règles sanitaires très strictes privilégiant le télétravail. Nous préparons les examens qui se dérouleront à distance dans le strict respect du principe d’équité entre étudiants. Nous allons préparer la rentrée ne sachant pas dans quelles conditions seront accueillis nos étudiants, en particulier internationaux.

Nous pouvons cependant d’ores et déjà tirer une grande leçon de cette période. Car si cette crise a révélé, une fois de plus, le sens du service public et le dévouement de nos personnels, la maturité et l’esprit de solidarité de nos étudiants, elle a aussi jeté une lumière crue et exacerbée sur la précarité de nombre d’entre eux, qui n’avaient pas les moyens d’affronter une telle épreuve. Elle a aussi montré que dans le contexte de drame sanitaire, les services publics étaient en 1ère ligne, les personnels soignants, les enseignants, les chercheurs...

Il est impératif que l’après crise soit propice à bâtir une stratégie où nous retrouverons le temps long, un modèle de développement durable, réorienté vers des objectifs de justice sociale et écologique avec des services publics renforcés et dotés de moyens à hauteur des besoins et des missions.

Pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR), c’est un vrai plan d’urgence qu’il faut mettre en place pour faire face aux effets de la crise sanitaire.

Un premier geste serait le financement de ce plan d’urgence dans le cadre du correctif budgétaire de 110 milliards d’euros voté par le parlement pour financer les mesures d’urgence pour la crise actuelle et l’intégration de l’ESR dans le plan de relance économique et social qui sera mis en œuvre au cours des prochains mois. Cet effort, minime, immédiat, est nécessaire pour aider et redonner une perspective à toute une génération de jeunes scientifiques, celles et ceux qui nous aideront demain à éviter ou faire face aux prochaines crises. Sur le long terme, nous réitérons la demande de la communauté scientifique d’une loi de programmation pluriannuelle qui porte à la fois sur la recherche et l’enseignement supérieur à hauteur des besoins et des enjeux en portant à 2% la part du PIB consacrée à l’Enseignement supérieur et à 3 % celle consacrée à la recherche et au développement. Il y va de notre avenir à tous.

 

Rachid EL GUERJOUMA, pour l’équipe de direction de l’université du Mans

 

Consulter le dossier de presse du jeudi 30 avril : Le Mans Université face à la crise Covid-19

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